21.10.2006

Chapitre VII - Sacrée Bretagne

medium_P133.jpgOn s’en doutait un peu : la religion et la foi ont du plomb dans l’aile en Bretagne ! La veuve bigote ou le Breton grenouille de bénitier, voilà des images d’Épinal qui font long feu dès que l’on se met à écouter les étrangers.
 
Une fois de plus, ceux-ci posent sur nous un regard nouveau qui bouscule nombre d’idées reçues, y compris en matière de religion et de croyances. Dire que ce sujet les a passionnés serait mentir, mais ils se sont prêtés tout de même de bonne grâce à ces discussions à caractère « spirituel ». Et d’une manière générale sur cette « Bretagne, terre sacrée » si bien dépeinte en son temps par Gwenc’hlan Le Scouëzec.Après tout, lors de nos entretiens, les étrangers installés au pays n’ont-ils pas souvent eu recours au mot  « paradis » pour désigner leur terre d’adoption ? Voilà qui ressemble à la Terre promise ! Un clin d’œil inconscient à ce pays des pardons et des calvaires ? Peut-être.
 
De l’influence de la religion catholique à la désaffection des églises, des calvaires aux menhirs, en passant par les druides, les héros du mythe arthurien ou les créatures qui peuplent la forêt de Brocéliande ou les innombrables légendes, tout y passe. Ces étrangers nous livrent plusieurs épisodes personnels sur le comportement religieux et les croyances des Bretons, et sur leurs aventures, à commencer par celle du mariage de la fille de… Sharon Stone dans une charmante commune cornouaillaise.
 
 
À suivre ... dans "La Bretagne, Tout le monde en parle"

Chapitre VI - Bretons, d'abord

Comme un miroir, toutes ces femmes et tous ces hommes aux langues et aux accents du monde entier nous renvoient notre propre image. Alors, qui sont vraiment les Bretons ? Dès nos premiers entretiens, il a été question de fierté d’être breton, d’attachement à une culture et à une langue et de sentiment d’appartenance. De revendications et d’ouverture aussi. Le tableau qu’ils brossent ne manque ni d’intérêt ni de pertinence, en particulier lorsqu’ils s’épanchent sur l’identité bretonne. Vaste sujet !
 
Difficile de dire ce qui est propre aux Bretons ou ne l’est pas ? Que nenni ! Les étrangers se sortent avec brio d’une épreuve qui s’annonçait pourtant périlleuse. Qu’ils séjournent en Bretagne ou qu’ils s’y installent, ils sont nombreux à trouver notre région à part.
 
Parmi ceux qui ont élu domicile sur notre sol, il en est qui sont devenus plus bretons que nous. Si, si !

Chapitre V - Une certaine idée de la fête

Au fil de ces premières pages, vous avez suivi pas à pas les pérégrinations bretonnes de nos amis étrangers. Avec leurs accents, leur passion, leur sincérité et leur cœur, ils vous ont aidés à ouvrir les yeux sur ce qu’est la Bretagne d’aujourd’hui. Une Bretagne bien plus proche de la réalité et plus riche que l’image donnée par les médias.
 
Les Bretons ont la réputation d’être des bons vivants et de sacrés fêtards. Bretagne et piste ne font-ils qu’un ? Le verdict des étrangers : ils nous reconnaissent un sens aigu de la fête doublé d’une convivialité et du plaisir d’être ensemble, sans conteste l’une des facettes marquantes de la Breizh Attitude. Les Bretons reçoivent chez eux, sortent, se rencontrent, écoutent de la musique, chantent et dansent parfois jusqu’à plus soif… car ils ne carburent pas qu’à l’eau. Ce n’est pas une légende.
 
On nous a raconté que, pour s’amuser, le Breton est capable d’aller très loin... Témoignages.

Chapitre IV - La Bretagne, ça se consomme !

La Bretagne, c’est aussi des produits, des vêtements, des plats (bien sûr !), des boissons, des lieux spécifiques, des personnalités...
 
Pour ce chapitre, les étrangers ont revêtu leurs habits de consommateurs. Et justement, comment consomment-ils la Bretagne ? Ben oui quoi, on vient de voir que les Bretons sont curieux. Eh bien on veut donc tout savoir. À commencer par la bouffe. Oh, pardon, la gastronomie. Vaste sujet, comme dirait l’autre ! Nous avons constaté que les étrangers rencontrés n’ont pas été insensibles aux bons petits plats bretons. Chez certains commencerait même un début de passion dont cinq tonneaux de Coreff ne sauraient éteindre la flamme.

Chapitre III - Faire son nid en Bretagne : pas si mal !

medium_P182.jpgSouvent la première vision d’un pays ou les premières rencontres avec un peuple restent imprimées dans la mémoire. Comme une référence, des scènes éparses de découverte reviennent durablement à l’esprit.
 
Mais la suite importe aussi. Et peut-être plus encore. Ces « étrangers » que nous avons suivis pendant deux chapitres ont tous approfondi leur relation avec la Bretagne, pour une raison ou pour une autre. Dans ce présent chapitre, il nous a semblé intéressant de les faire parler (ainsi que d’autres, qui ne s’étaient pas exprimés jusqu’à présent) au sujet de l’accueil qu’ils ont reçu. Mais aussi d’évaluer les capacités d’intégration des Bretons vis-à-vis de personnes étrangères qui expriment le souhait de demeurer sur leur sol.

Chapitre II - La toute, toute première fois…

Il y a toujours une première fois. Et cette fois-là est arrivée.

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Voici nos amis étrangers, ceux dont nous avons déjà parlé dans le premier chapitre, mais aussi d’autres personnages, qui mettent enfin le pied sur le sol breton. Si l’on dit souvent que la première impression est toujours la bonne, alors quid de ce pas initial ? Après tout, sait-on vraiment quelque chose d’une terre en ayant seulement lu des prospectus ? On a aimé un(e) Breton(ne) vivant ou de passage à l’étranger, mais cette personne était-elle représentative de la population ?
 
Cette confrontation avec la réalité permet tous les possibles : étonnement, enthousiasme, déception, indifférence, coup de foudre...

Chapitre I - Un désir de Bretagne

« Je dors en Bretagne ce soir. » Ces fameuses paroles de Gilles Servat, tout visiteur ou résident étranger les a nécessairement prononcées, à un moment ou un autre. Avec des variantes, bien sûr. Car, avant de séjourner dans notre péninsule, il faut (en principe) en avoir eu l’intention précédemment. Sans paraître présomptueux, il semble difficile de venir se poser sur ce coin de rocher simplement par hasard. Encore que, nous le verrons, certains choix de destination relèvent quelque peu du « Keno touristique ». Après tout, pourquoi pas ?
 
Dans ce premier  chapitre, il nous a semblé intéressant d’évaluer le cheminement effectué pour se rendre une première fois en Bretagne. Au fond, quel a été le déclic ? Y a-t-il eu chez les futurs touristes et résidents étrangers un « désir de Bretagne » ? Cette question n’est pas neutre, vous vous en doutez. À travers les réponses données, on aimerait identifier des critères de choix. Avant d’en acquérir une perception plus profonde — pendant le séjour — le touriste ou le résident fondent en effet leur décision sur des aspects représentatifs de la Bretagne, sur son image. Quelle est, précisément, cette image ? Et, puisque nous parlions de désir, ont-ils « fantasmé » sur la Bretagne ?